Podcast Une vie de Yogi #6 – Résistance au changement et initier le changement avec Tiphaine


Bonjour a tous, vous écoutez Une vie de yogi, un podcast de yogi Lab. Je m’appelle Tiphaine et je suis votre professeure de yoga sur le site www.yogilab.fr qui vous permet de pratiquer le yoga en ligne.

 

Vous écoutez l’épisode numéro 6 – La résistance et le changement

 

Je voulais vous dire un énorme merci pour commencer, ce sera une parenthèse rapide. Merci pour vos retours sur les premiers épisodes du Podcast, c’est un plaisir de lire tous vos messages et tous vos mails. Je pense notamment à l’une de nos yoginis, Amanda, qui a écouté l’épisode sur les émotions et les pensées, puis les cours sur Yogi Lab pour aller plus loin et qui m’a écrit un mail dans lequel certains d’entre vous se retrouveront : 

 

“Salut Tiphaine, je tiens à te remercier pour les idées sur les émotions et sur la façon de gérer nos pensées. Je trouve que ça m’aide beaucoup. Je t’écoute en voiture dans les bouchons et je mets en application ce que tu dis. Du coup, au lieu de m’énerver contre la situation, je décide de penser que c’est un moment pour écouter des podcasts au calme et pour faire de l’introspection. Du coup j’attends avec impatience les autres épisodes pour continuer sur ma lancée. Merci pour tout ce que tu fais sur Yogi Lab et à bientôt dans les bouchons. Bien à toi, Amanda”

 

Merci Amanda pour ton super message et bravo pour la mise en application c’est génial de voir que tu as pu mettre ces quelques idées yogi à ton service. Est-ce que vous aussi vous écoutez Une vie de Yogi dans votre voiture ? Ou dans le métro ? Moi je suis là devant mon ordi avec mon micro mais je me demande bien où vous êtes au moment où vous écoutez cet épisode !

 

Parenthèse fermée ! On en vient donc à notre initiation du changement et ce que le yoga peut nous enseigner sur la question.

 

Je pense que nous sommes tous et toutes plus ou moins pareils, nous avons tous envie de changer quelque chose en nous. Si vous n’avez rien à changer chez vous, alors félicitations, c’est super et je pense que dans ce cas ce podcast vous aidera surtout à venir assister les autres dans leur processus de changement, si dans votre entourage vous voyez une personne rencontrer des difficultés à changer.

 

J’imagine que cette envie de changer vous pose quelques difficultés quant à la mise en oeuvre et qu’il vous est déjà arrivé de vous sentir vaincu.e en essayant de changer quelques chose. Bien souvent c’est en essayant de changer une habitude que l’on rencontre des obstacles.

 

Changer, c’est pas très yogi

 

Cette pensée, selon laquelle l’envie de changer n’est pas mauvaise, peut vous paraître anti- yogi, car vous vous dites peut être qu’en tant que yogi nous devons accepter… et bravo ca veut dire que vous avez écouté mon premier épisode sur l’acceptation, après tout je vous ai fait tout un podcast sur le sujet de l’acceptation et voilà que maintenant je vous parle de changement. 

 

Accepter et changer sont deux choses différentes mais compatibles. En fait, l’acceptation rend le changement beaucoup plus facile, et le changement vient alors d’un autre endroit en nous. Je vous en parlais dans la podcast précédent sur le yoga et la perte de poids et en fait, on va appliquer le même mécanisme au changement. Vous allez comprendre dans la troisième partie, nous allons y revenir.

 

Tout ça, c’est très bien, mais il n’empêche que le changement est quelque chose de très très difficile à initier. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais encore aujourd’hui, si je regroupe mes tentatives de changements, je vois que j’ai plus souvent échoué que réussi à initier tous les changements que je voulais mettre en place dans ma vie.

 

L’opposition que j’entends très souvent c’est aussi : mais si j’accepte alors je ne changerai pas, parce que j’aurai accepté, je me serai résigné.e. Aujourd’hui j’aimerais vous proposer l’inverse. En réalité je pense de tout mon coeur et c’est assez logique finalement, que le changement tenable, le changement stable, le changement sur le long terme ne peut pas venir d’un endroit en nous qui n’aime pas, qui refuse, qui renie. Le changement long terme vient d’un endroit en nous qui a accepté en amont. Je vais vous expliquer plus en détail pourquoi je pense cela et comment vous pouvez mettre en place ces quelques outils si vous voulez essayer.

 

Notre cerveau et le changement

 

Avant d’aller plus loin, je vous propose de revoir les mécanismes mis en place par le cerveau dans le contexte du changement. Notre cerveau est une machine très puissante, qui nous a permis d’en arriver à ce mode de vie. Il est façonné pour nous permettre de réaliser les tâches du quotidien avec un minimum d’effort. C’est pour cela que notre cerveau aime les habitudes. Notre cerveau nous fait fuir l’inconfort. Notre cerveau est assez écolo et il ira donc vers la facilité.

 

Souvenez vous que notre cerveau aime le confort, il aime ce qu’il connaît et évite ce qu’il ne connaît pas. Il y a un article sur le blog Yogi Lab que je vous recommande de lire, rédigé par Rémi, qui nous parle justement du fait que notre mode de vie a évolué plus vite que notre cerveau et que de vieux mécanismes perdurent.

 

Je tiens à vous préciser que je simplifie pas mal, mais c’est pour que les choses soient intelligibles sans avoir à utiliser des termes qui seront oubliés dans les minutes qui suivent, par vous comme par moi, et après tout, comme dirait Nicolas Boileau, “ce qui se conçoit bien s’énonce clairement”.

 

Pour en revenir à notre cerveau : Ces vieux mécanismes, de résistance au changement comme instinct protecteur n’ont plus l’utilité qu’ils avaient avant. Heureusement que nous les avions avant car sans eux notre espèce se serait peut être éteinte plus tôt que prévu. Si notre cerveau aime le confort, c’est parce qu’avant, nous devions éviter l’inconnu sous peine de se faire manger, ou de s’empoisonner par exemple.

 

Maintenant, notre vie est tout de même plus paisible et bien souvent nous sommes en sécurité dans ce que nous connaissons comme dans ce que nous ne connaissons pas. Notre cerveau, a contrario, nous dit que non. 

 

Notre cerveau résiste au changement parce que c’est l’inconnu. Et l’inconnu souvenez vous on l’évite parce qu’on veut survivre. Donc, si vous vous dites “oh je suis nul.le je n’ai pas réussi à changer ci ou ça…”, finalement, vous êtes juste un être humain avec un instinct de survie qui fonctionne bien. Sauf que ce n’est pas ce que l’on recherche maintenant. Je trouve cette pensée très plaisante et rassurante.

 

Pour résumer cette deuxième partie donc : notre cerveau est réfractaire au changement car d’anciens mécanismes se mettent en place.

 

D’où vient l’envie changement ?

 

Comme je vous le disais, avoir l’envie de changer ne présente rien de mauvais, rien de mal. Nous allons tout de même nuancer cela, en posant la question : d’où vient cette envie de changer ?

 

Comme avec la pratique du yoga on se rapproche de notre essence, je vais plutôt parler de notre authenticité pour ne pas être trop dans les stéréotypes yogi. Avec l’authenticité, nous pouvons être plus honnêtes envers nous mêmes. 

 

Souvent nous faisons taire des choses en nous parce que les codes de la société nous disent comment nous devons nous habiller, nous sentir, nous tenir, et même comment nous devons manger. Je digresse, mais c’est un point important pour comprendre d’où l’on vient, selon moi. 

 

Le changement peut être motivé par une envie authentique de changer quelque chose pour soi. Par exemple, et cet exemple n’est pas innocent, vous pouvez avoir l’envie de faire plus de yoga, ou de vous lancer dans la pratique du yoga, de la méditation, parce que vous avez entendu dire que c’est bénéfique, et c’est quelque chose qui fait tilt en vous. Vous sentez que la pratique du yoga pourrait vous être utile, que vous allez pouvoir vous rendre service en étant moins stressé.e.

 

Inversement avec un autre exemple, vous pouvez avoir envie de faire du sport tous les jours parce que vous voulez perdre 5 kilos parce que la pub vous a suggéré que pour l’été vous devez mettre votre beau maillot de bain et que si vous avez des bouées qui dépassent, vous serez la risée de la plage entière. 

 

Dans ce 2e exemple, et j’ai pris la question de la perte de poids exprès, nous voyons que la motivation de départ, le point de départ de l’envie de changement ne vient pas de soi mais d’une idée, d’une norme qui nous a été imposée. 

Vous vous dites que vous avez envie de perdre ces 5kg parce que vous voulez entrer dans les codes et vous vous dites que vous n’avez pas le droit d’avoir ces 5 kilos en trop. Ou en tout cas vous pensez qu’ils n’ont pas leur place. 

 

Dans notre premier exemple, nous sommes dans un état d’esprit bienveillant, ouvert et sans attente, nous recherchons simplement à rendre service au corps. Dans notre deuxième exemple, nous sommes dans un état d’esprit normé, nous ne sommes pas dans notre authenticité. 

 

L’exercice que je vous ai déjà proposé précédemment c’est de vous demander, vous pouvez même l’écrire : pourquoi je veux tel ou tel changement. Donc pour nos exemples : pourquoi je veux faire plus de yoga, ou pourquoi je veux perdre 5kg ?

 

Il est très difficile de faire la part des choses entre l’intention qui vient d’un endroit d’acceptation et de respect pour soi, et l’intention qui vient de quelque chose d’extérieur ou d’une pensée négative envers soi. Cette difficulté nous vient du fait que nos automatismes sont installés depuis très longtemps et que c’est comme une vieille plante que l’on essaie de déraciner, les racines sont profondes.

 

Avec l’introspection il est plus facile de se brancher sur les bonnes ondes en quelque sorte… c’est une expression bien entendu. En fait quand on recherche ce qui nous pousse à agir, j’aime bien imaginer que c’est comme quand on cherchait une station radio à l’époque où les voitures avaient les auto-radios avec le bouton rond qu’il fallait tourner pour trouver la station. Patience et persévérance étaient parfois nécessaires pour trouver la bonne station.  C’est pareil avec nous. Il y a tout le brouaha des codes de la société, des sollicitations publicitaires, des pressions, et puis il y a notre authenticité que, bien souvent, l’on a enfouie. 

 

Comment changer ?

 

Vous devez vous dire que je suis bien gentille avec mes grands principes, mais que ca ne vous aide pas a changer. Alors, comment initier le changement ? 

 

En fait quand je réfléchis a tout ca, j’ai l’impression qu’on doit pirater notre cerveau pour modifier sa façon de fonctionner. On va prendre la main dessus et on va, petit à petit, installer les changements que l’on veut dans notre vie. Quand on connait la cause de la résistance il est plus facile d’avancer vers l’étape suivante. On sait que notre cerveau va résister. 

 

Ce sera déjà beaucoup plus facile si le changement vient d’une volonté bienveillante à votre propre égard. C’est la première étape selon moi pour un changement durable. Quand on sait pourquoi on fait les choses, c’est quand même plus facile.

 

Ensuite, maintenant que l’on connaît la tendance de notre cerveau a repousser le changement, on peut identifier les moments où en effet, nous sommes dans le rejet du changement.

 

Nous aurons besoin d’une dose de motivation qui est la nécessité première pour initier le changement, mais ensuite, c’est a nous de jouer ! 

 

C’est a nous de nous faire violence, parce que la bonne nouvelle, c’est que notre cerveau peut changer ses vieilles habitudes et trouver un nouveau confort dans la nouvelle routine que l’on souhaite mettre en place. Il suffit de répéter assez de fois le même chemin pour mieux le connaître, et pour qu’il devienne seconde nature. Alors, je sais… c’est difficile. C’est difficile au départ de se pousser à faire assez de répétitions, assez de fois. Au départ, nous avons un élan de motivation mais la motivation, dans le changement, est le point de départ. C’est l’impulsion qui fait décoller la fusée, pas plus. Parfois des yogis me disent : “je n’ai plus la motivation” et rien qu’en constatant qu’on n’a plus la motivation, on se décourage parce qu’on pense que si la motivation n’est plus là c’est qu’on a échoué. Maintenant, vous savez qu’il est normal de ne pas avoir la motivation tout le temps. Mais ce manque de motivation n’est pas le signal pour vous dire : ok, tu arrêtes, c’est un échec. C’est au contraire le signal pour vous dire qu’il y a toujours la résistance au changement et qu’en poussant un petit peu plus ça ira. On aide le cerveau à trouver l’habitude dans ce qui, au départ est de l’inconfort.

 

Comment réussir sans la motivation de départ ?

 

Puisque je vous dis que la motivation ne fait pas tout, vous vous demandez certainement comment faire pour vous assurer que vous allez pouvoir faire les petits pas de plus qui sont nécessaires. 

 

Je pense que vous voyez bien ici qu’on est quand même dans un niveau de difficulté assez important. J’aurais aimé faire un podcast pour vous dire : hey, changez c’est trop facile. Mais c’est faux, et je ne suis pas là pour vous donner une illusion de facilité. Par contre on peut utiliser cette difficulté à notre avantage. Les yogis ont cette idée que ce n’est pas l’arrivée qui compte mais le chemin vers le point d’arrivée. C’est cet état d’esprit que j’ai cultivé en moi et qui m’a beaucoup aidée. 

 

Quand j’ai compris que ça allait être difficile, quand j’ai compris que mon cerveau allait résister, je me suis juste dit : ok, ça fait partie du deal, ça fait partie du processus. 

 

Je ne sais pas si vous êtes d’accord, mais j’ai remarqué que de toute façon, dans la vie en général, il y a des choses difficiles, et il y a des choses plus difficiles. Que l’on aille chercher l’inconfort du changement ou non, il y aura des choses difficiles. Par exemple, pour moi, il était difficile de me dire : olala j’ai encore manqué ma séance de renforcement de l’épaule. J’ai une épaule faible et je sais que je dois la renforcer, prendre du temps et donc changer ma routine mais … changement… Parfois j’ai une impulsion de motivation, parfois plus rien je suis à plat. Avant, quand il n’y avait pas la motivation, je voyais l’échec. 

 

Et souvenez vous… nos pensées créent nos émotions. Et que font nos émotions ? Elles dictent comment nous allons agir ou réagir. Dans mon cas, manque de motivation, sentiment d’échec, je me sentais défiée, et qu’est ce que ça a amené ? Une réaction, qui m’a poussée à ne plus agir du tout, à ne rien faire, et parfois pire, à continuer mes pratiques habituelles sans écouter les signaux de douleur, jusqu’au jour où c’est devenu insupportable.

 

Maintenant, je sais que le manque de motivation est normal et qu’il n’est pas synonyme d’échec. Alors, vient en place notre petit outil de départ : d’où vient le changement. Clairement, si j’ai envie de retrouver une épaule en bonne santé, c’est pour moi, c’est pour ma pratique personnelle, c’est pour continuer à prendre soin du corps. Cette envie vient d’un endroit en moi où on trouve de la bienveillance et de l’amour, de l’acceptation. 

 

Est-ce que vous voyez pourquoi agir depuis une impulsion bienveillante peut nous aider ? Si cette envie de changer mes habitudes, mes routines, venait d’un endroit en moi où je me dis que je me déteste, que je suis nulle, ou encore d’une pression extérieure ou l’on me dit que je dois réussir mes handstands, que je dois réussir à tenir sur une épaule, sur un bras sans trembler, comment voulez-vous que je continue à agir. Ces pensées amèneront le sentiment de défaite quand l’impulsion initiale de motivation s’estompe. 

 

Donc premièrement dans cette partie, on voit l’importance d’accepter que la motivation ne fait pas tout, et que l’acceptation est la garantie d’un changement sur le long terme. L’acceptation est la garantie que notre changement est en alignement avec nous.

 

Visualiser et se projeter

 

Il y a certains cours sur Yogi Lab dans lesquels je vous invite à visualiser. Ici on va faire référence à un phénomène ABSOLUMENT extraordinaire… la neuroplasticité. Pour vulgariser et faire très simple c’est la capacité de notre cerveau à évoluer, à changer en fonction de notre mode de vie et de nos choix. C’est comme l’adaptation musculaire. Plus vous faites des pompes, plus vous êtes doués. Mais aussi, avec la visualisation, plus vous visualisez la chose que vous mettez en place, plus vous êtes prêts.

 

On va voir deux exemples dans lesquels la neuroplasticité peut nous aider et comment pirater le cerveau. En fait j’adore cette idée, c’est un peu ça, on utilise la partie avant du cerveau qui peut réfléchir, planifier, projeter, pour hacker la partie inconsciente du cerveau, celle où les mécanismes anciens sont toujours en place. 

 

Cet exercice de visualisation sur Yogi Lab est surtout pour relier les muscles utiles à certaines postures avancées aux zones du cerveau qui interviendront. On met en place la proprioception. C’est une méthode d’apprentissage que j’adore mettre en place avec vous. 

 

Pour pouvoir changer, je vous invite donc à vous mettre dans la peau de votre nouveau moi… d’aller chercher loin dans cette nouvelle version que vous recherchez. Peu importe ce que c’est. Ce n’est pas important, ce qui est important, une fois que vous avez établi que le changement vient d’un endroit en vous qui est bienveillant, vous pouvez alors vous imprégner du résultat. Vous avez d’ailleurs une belle méditation sur le moi futur que je ne peux que vous recommander. C’est une méditation à laquelle je reviens au moins 1 fois par mois. Dans cette méditation on s’imprègne du moi futur. Si vous n’avez pas envie d’aller jusque là vous pouvez tout de même faire cet exercice de méditation tout seul chez vous, en allant voir dans un futur hypothétique, le résultat de ce que vous cherchez à changer, comment ce serait, comment vous vous sentiriez. Sachez juste que généralement en étant guidé.e dans le processus on va plus loin. Mais ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas déjà utiliser ces quelques outils.

 

J’aimerais vous faire part d’un dernier outil pour vous aider dans le changement.

 

Je décide, je planifie

 

Cet outil va certainement paraître extrême et j’ai même hésité à la partager aussi rapidement sur le podcast mais finalement, c’est l’étape finale selon moi. 

 

Comme vous le savez maintenant notre cerveau est une machine extraordinaire qui nous permet de faire des choses extraordinaires. Notamment, notre cerveau nous permet de planifier en avance. Et je pense que vous aurez remarqué que bien souvent on planifie quelque chose quand on veut changer – une séance de sport par exemple – hé puis au moment de s’y mettre, on a bien envie de rentrer chez soi et d’aller jouer aux jeux vidéos ou regarder notre série Netflix. 

 

C’est à force de discuter avec les personnes de mon entourage qui sont très très assidues à la salle de sport que j’ai noté un point commun. 

 

Et j’ai remarqué que j’avais fait la même chose sans m’en rendre compte. Lorsque je vivais à Londres, j’allais m’entraîner à la salle de sport sans faille. Tout en sachant m’écouter, mais sans faille tout de même, avec de vrais entraînements. Et depuis mon retour en France je n’y vais plus. En tout cas je ne vais plus à la salle de sport mais je ne manquerai pour rien au monde mon rdv sur le tapis de yoga !

Bref, la différence que j’ai remarquée entre ces moments à Londres et après mon retour en France, c’est que lorsque j’allais m’entraîner en salle de sport, c’était une décision que j’avais prise en amont, j’avais planifié. De 7h à 8h tous les matins, salle de sport. J’avais planifié et j’avais retiré toute autre possibilité. Donc la possibilité de rester dormir au lit 1h de plus, non, la possibilité de ne pas y aller parce qu’il pleut, non. 

 

C’était parfois un peu difficile, mais beaucoup moins difficile à supporter que l’échec que j’aurais ressenti si je n’y étais pas allée. J’ai eu la chance énorme de pouvoir faire ce choix sans me faire violence. Par contre, maintenant que je suis en France, il y a eu ce moment où j’ai mis l’option : je ne vais pas à la salle de sport parce qu’il faut que je trouve, que je m’abonne etc etc. Je vous avoue que je m’en sors sans, ce n’est pas la question, mais c’est pour vous donner un exemple. 

 

Après, il faut que vous sachiez que pour ca, j’ai réussi, mais j’ai encore énormément de difficultés pour d’autres changements. Si je vous le dis, c’est pour que vous compreniez que ce n’est pas chose facile. Cependant, une fois qu’on a réussi à installer une routine les choses deviendront plus faciles. Petit à petit le cerveau trouvera un confort. 

 

Evidemment l’exemple parfait que j’ai envie de vous donner c’est : vous voulez faire plus de yoga dans votre vie. 

 

Hé bien, nous prenons la décision en amont et nous nous y tenons, nous retirons la possibilité de décider après. Si vous sentez que vous êtes en train de négocier avec vous mêmes au moment de passer à l’action, au lieu de lutter, remarquez juste cette conversation que vous êtes en train d’avoir avec vous même. Ensuite, économisez vous toute cette énergie cérébrale et revenez à l’essentiel, la décision prise. Parce que je ne sais pas si vous êtes d’accord, mais c’est quand même beaucoup plus reposant de ne pas avoir cette conversation incessante, un peu comme un match de tennis interminable entre j’y vais, j’y vais pas.

 

Notre cerveau est une machine formidable, mais c’est aussi une machine qui se fatigue. Comme les muscles. Avec la décision en amont on évite de trop se fatiguer. L’effort à fournir c’est juste de se dire : allez, je regarde le singe fou qui saute de branche en branche… Vous connaissez l’histoire du singe fou qui saute de branche en branche ? Ne vous inquiétez pas, si vous ne la connaissez pas, je vais vous la raconter dans un autre épisode qui arrive prochainement.

 

Si à ce stade vous êtes totalement découragée c’est aussi normal. Face à ce que je vous dis je m’attends a 2 possibilités : vous êtes motivés, ou alors, vous êtes découragés, parce que ca parait impossible. Les deux sont possibles, les deux sont naturels.

 

Je vous suggère de laisser tout ça reposer une nuit, laissez tout ce que je viens de vous dire s’installer et petit à petit l’idée sera plus familière. Finalement c’est aussi un changement dans notre façon de penser qu’on installe et souvenez vous… le changement c’est compliqué !

 

Et si vous avez envie d’aller plus loin je ne vous laisse pas sans rien bien entendu. Pour mes chers yogis de Yogi Lab vous retrouverez un cours spécialement pour vous… un cours sur : comment initier le changement, un cours pendant lequel on met en place des mécanismes et on s’entraîne, physiquement et mentalement, au changement. 

 

J’espère que vous avez aimé ce podcast, c’est un premier sur le thème du changement, mais ce n’est pas le dernier. Je vous dis à très vite chers yogi, merci pour votre écoute ! Prenez soin de vous.

 

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