Interview – Clara et Balasana

Nous avons rencontré Clara, créatrice de la marque de vêtements de Yoga Balasana que vous pouvez voir sur une bonne partie de nos vidéos !

Hello Clara, parle nous de toi ! Qui es-tu ?

Bonjour Tiphaine, hihi la question qu’on aime tous, « parle moi de toi ». Je ne sais pas vous, mais cette question personnellement me mets mal à l’aise, je trouve ça assez compliqué de se décrire en trois-quatre lignes… Cependant je vais essayer. Alors je suis une jeune entrepreneuse de 27 ans, d’origine vendéenne. Je suis montée sur Paris à l’âge de 18 ans pour mes études supérieures en Management Hôtelier. À la sortie de l’école j’ai eu la chance de travailler pour LaPrairie au sein du Bristol à Paris pour ensuite travailler pour Dior au sein du Palace le Plaza Athénée. Entre deux j’ai vécu en Irlande puis en Australie. L’appel de la mer, du soleil, m’a fait faire le grand saut. J’ai tous quitté sur Paris, j’ai démissionné de mon job de rêve chez Dior, donné mon préavis, vendu ma voiture et je suis descendue sur Cannes sans savoir ce que j’allais faire de ma vie. La grande aventure, loin de ma jolie zone de confort même si je n’ai jamais douté de cette décision, cela n’a pas toujours été facile. Mais avec le recul, c’était surement la meilleure décision, jusqu’à présent, que j’ai prise de ma vie. Vous savez ce genre de décision qui vous fait vous sentir en vie. À mon arrivée sur Cannes, j’avais beaucoup plus de temps libre, j’en ai profité pour approfondir ma pratique de Yoga. Puis l’envie de créer Balasana a fait son chemin et après, vous connaissez la suite. Bon ok là, ca fait beaucoup plus que trois lignes.

 

Pourquoi as-tu lancé Balasana ?

Sans aucun jugements aucun, je me suis interrogée sur l’hypocrisie de notre mode de consommation. Nous faisons du Yoga, nous prônons donc la non violence, le respect des autres et de soi. Nous essayons de manger sain, bio et frais, même si ce n’est pas tous le temps, nous faisons de notre mieux pour changer notre manière de manger, de consommer. Alors pourquoi sommes nous aussi laxistes quant à nos vêtements ? Pourtant, nous les portons à même la peau, donc eux aussi peuvent, à longs termes, avoir des effets notoires sur notre santé, avec tous ces supers agents chimiques qu’ils contiennent. Nous ne prêtons pas attention aux méthodes de productions de ceux-ci, bien loin du respect humain, encore moins leurs compositions ni même de leurs effets nocifs sur la planète ? Balasana souhaite sensibiliser et changer les mentalités liées à la consommation de masse qui mettent aujourd’hui notre planète en danger au niveau Humain et Environnementale. En créant Balasana, une marque de Yoga et de sport doux, j’ai voulu démontrer que nous pouvons consommer mieux, consommer un produit local et éthique sans renoncer à la qualité, au confort et à l’élégance. Balasana rassemble toutes ces qualités. Balasana existe pour faire de chaque femme une militante du bon sens.

A quoi ressemble ta pratique du yoga ?

Mon cheminement personnel en Yoga a été long avant de réussir à trouver mon équilibre personnel dans ma pratique. J’ai commencé par du Yoga Bikram (yoga dans une pièce chauffée à 40,6 °C avec une humidité de 40 % pendant 90 minutes). A ce moment de ma vie, c’est le yoga qui me faisait me sentir en vie (allez savoir pourquoi, la chaleur, le dépassement de soi, parce que rester dans une pièce aussi chaude en mouvement pendant aussi longtemps m’a clairement fait sortir de ma zone de confort). Après cette phase, j’ai complétement arrêté le Bikram Yoga, ce n’était plus ce que je cherchais. D’ailleurs je ne sais pas ce que j’attendais du Yoga, le pourquoi du comment. Et puis j’ai compris que je ne devais rien attendre de ma pratique. C’était encore ici mon égo qui avait pris le dessus. Le dépassement de soi, réussir à faire les postures d’inversions, mettre ma jambe derrière la tête. Le yoga est alors devenue pour moi un cheminement personnel pour réussir à retrouver ma petite voix intérieure et réussir à calmer mon mental et me sentir en adéquation avec mon corps, à devenir consciente de ma respiration. Je me suis alors intéressée au Hatha Yoga. J’ai aimé la douceur des cours enseignés par mes professeurs. C’était mon moment bonheur, le seul moment de la journée ou je laissais mes préoccupations, mes inquiétudes, mon égo à l’extérieur. J’ai appris avec le Hatha Yoga à écouter mon corps en profondeur. Pourquoi je ressens ca ? Pourquoi je n’y arrive pas ? Quelles sont mes limites aujourd’hui ? Oui, parce qu’on peut réussir à rentrer dans une posture et à la tenir un jour et puis le lendemain ne pas atteindre 10% de ce que la veille nous avons réussi à faire… Mais c’est normal. Le flow va et vient avec nos émotions, nos ressentis. Il faut juste accepter et écouter son corps et les limites quotidiennes et alors on progressera. Pour ce qui est de ma pratique, j’ai appris grâce au Hatha à m’écouter et à être indulgente. J’étais alors prête, enfin, je ressentais le besoin de me tourner vers l’ashtanga, un yoga plus dynamique. Style de Yoga que j’avais toujours fuie avec deux-trois tentatives infructueuses qui m’en éloignaient encore plus. J’en avais une mauvaise image, je trouvais cela trop traditionnel, trop strict pour moi mais surtout au fond de moi je ne me sentais pas capable (un joli petit tour de mon égo encore, alala sacré égo). Je ne me sentais physiquement pas assez forte pour enchainer une série d’asanas (toujours les mêmes qui plus est) en rythme avec ma respiration. J’inspire, j’expire, j’inspire, mon dieu mais quand est ce que ça finie je n’en peux plus … Enfin bref, tous cela pour dire que je suis devenue une férue d’Ashtanga Yoga mais cela ne m’empeche pas d’essayer toutes sortes de yoga mais je reviens toujours à mon dernier amour (oui normalement on dit premier amour mais dernier c’est cool aussi)

 

Grâce aux nombreux conseils, à la bienveillance dans la transmission de son « savoir » de ma professeure de Yoga ici sur Cannes, à mon gourou, j’ai acquis une certaine aisance à pratiquer seule n’ importe où, n’importe quand. (Gourou à une consonance péjorative ici en occident, mais un gourou c’est un maitre, un guide spirituel. Une personne qui vous inspire de par ses actions, ses mots, ses énergies, ses expériences…). J’essaie de suivre mes émotions, mon flow, je pratique mes séries d’ashtanga en suivant tous les conseils qu’elle a pu me transmettre. Un vrai bonheur. Je suis chaque jour reconnaissante de cette rencontre que la vie m’a offerte.

 

Avec Balasana, des fois j’ai tellement de choses à faire, des « to do list » qui n’en finissent plus de s’allonger que ma concentration diminue. Je le sens, je le sais, je n’arrive plus à me concentrer sur la tache que je suis entrain d’effectuer, que je pense déjà à celle que je vais devoir faire après. Paradoxalement, ca veut dire qu’il devient plus qu’urgent que je déroule mon tapis ou que je prenne le temps d’aller au Shala prendre un cours guidé d’ashtanga. Des fois je ne vais pas prendre le temps de pratiquer pendant plusieurs jours parce que j’ai la tête dans le guidon. Je ressens alors un manque, je ne me sens pas bien. Cela peut paraitre étrange au premier abord, mais il m’arrive parfois de rentrer dans la spirale infernale en me disant ok, je finis tout ce que j’ai à faire et je déroule mon tapis, je prend du temps pour moi parce que si je ne finie pas tout avant, je n’arriverais pas à me vider l’esprit pendant ma pratique. Mais enfaite, je n’arrive pas a finir car je ne suis plus assez efficace que si j’avais fait ne serait ce que 15 min de méditation ou de 5 salutations au soleil.

 

J’ai maintenant trouvé mon équilibre entre mon travail d’entrepreneure et mon bien-être (autrement dit, ma pratique de Yoga). Tous les jours je prends plus ou moins 1h pour moi. Soit le matin avant de commencer ma journée où je m’octroie une heure entre midi et deux pour des étirements et de la méditation. Soit des exercices de respirations  ou alors une bonne séance de Yoga. J’alterne, je combine, je fais en fonction de mon mood du moment.

Quel est ton yoga préféré ? 

A l’heure actuelle, je suis tombée en amour pour l’ashtanga style Mysore. En mysore, chaque élève pratique au rythme de sa propre respiration Ujjiayi. Cela me permet de progresser en fonctions de mes capacités en écoutant mon corps (et non mon égo). J’ai la chance d’avoir une école de Yoga à deux pas de chez moi, ce qui me permet d’arriver au Shala entre 7h et 8h juste après le café ou le thé avant la journée de travail.  

 

Le yoga t’apporte quoi ?

Pour moi, le yoga ce n’est pas seulement des asanas. Le yoga a changé ma vie. Il m’apporte beaucoup de sérénité et de calme. Cela a changé ma façon de voir les choses, ma façon de penser. Je me surprends chaque jour un peu plus dans ma manière d’agir. Le yoga, clairement, me fait garder mon plus grand calme au milieu d’une tempête. Se reconnecter à l’instant présent dés que le mental commence à s’agiter. Voilà ce que m’apporte le yoga.

 

Quelle est la suite pour Balasana ?

Pleins de jolis projets et le développement de la marque. Nous allons organiser des ateliers yoga. Des corners dans des concepts stores vont voir le jour d’ici la fin de l’année dans le sud de la France, sur paris et dans une ou deux autres villes (c’est un projet secret encore  ). Ouverture de boutique éphémère notamment sur Paris cet été. Enfin pleins de magnifiques surprises sont à venir. Nous avons hâte de partager tout ça avec vous…

Merci Clara d’avoir accepté d’échanger avec nous et de nous parler de toi !

Vous pouvez retrouver ses vêtements sur le site balasana.fr !

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