Interview avec Ely Killeuse – Yasmine et le Body Positive

Avant de commencer cette interview je voudrais vous raconter ma rencontre avec Yasmine. Il y a un an, a la Gare de Rouen, nous nous sommes données rendez-vous, pour sauter dans un taxi direction le week-end organisé dans le wee run.

 

J’avais peur que Yasmine ne m’aime pas, me sentant outsider dans ce mouvement bo-po. J’appréhendais énormément de lui donner le cours de yoga que nous avions prévu, aussi.

Elle a été facile à repérer : un style à rendre jalouse n’importe qui. Nous sommes montées dans le taxi et nous avons parlé, de nous, d’insta, du yoga, de nos expériences, de nos relations amoureuses respectives… Bref je me suis sentie tellement à l’aise avec elle que l’anxiété est tombée.

Je ne sais pas comment vous décrire la situation, mais Yasmine a cette bienveillance incroyable, qu’elle dégage et qui rayonne autour d’elle tellement fort qu’on la ressent. Vous allez dire que je suis perchée, mais j’ai senti en elle une énergie… un peu de craintes en elle, mais surtout beaucoup d’amour.

Pendant le cours de yoga, je l’ai regardée, à la recherche d’une mine approbatrice, je dois vous l’avouer. Ce regard qu’elle a lancé était si doux et rassurant. Bref tout ça pour vous dire que Yasmine est une véritable inspiration. Elle est aussi l’une des premières personnes a avoir entendu parler de Yogi Lab.

Merci Yasmine d’être qui tu es et de partager avec nous tout cet amour, tu le véhicules à merveille sur insta.

Salut Yasmine, Tu préfères Yasmine ou Ely !?

Comme tu veux, les deux c’est la même finalement.

Nous sommes ici pour te découvrir un peu mais aussi pour parler de ton livre… Félicitations, c’est énorme. Tu nous racontes comment c’est arrivé ?

En fait l’année dernière je fais un avant /après à contre pied, en me mettant avant en 36 et après en 42 et en expliquant que je suis plus heureuse avec mes 5kilos de plus.

Suite à ça j’ai été contacté par une agent, une nana qui repére des possibles auteurs, des potentiels, elle me dit que j’ai une histoire, une plume, et une sincérité qui devrait beaucoup plaire, que mon message va à l’encontre de tout ce qu’on attends d’une fitgirl et qu’il faut qu’on m’entende.

Je rencontre très vite les équipes de Marabout, ils comprennent ce que je veux et surtout ce que je ne veux pas et on décide de se lancer dans cette aventure.

Y a t-il un message particulier qui constitue la colonne vertébrale de ton livre ?

Plaisir, plaisir, plaisir, en fait le livre est en 3 parties : apprendre à aimer son corps, apprendre à aimer son assiette et apprendre à aimer son sport.

A qui s’adresse ton livre ?

Tout le monde comme mon compte Instagram, j’ai de jeunes abonnées et de moins jeunes, mon ton un peu brut de pomme peut parfois gêné les générations au dessus mais au fond je pense que je peux parler à toutes celles qui ont envie d’apprendre à s’aimer.

Ton compte insta suit ton évolution personnelle, comment le qualifierais tu aujourd’hui, par rapport à l’année dernière ?

L’année d’ébriété c’était les début, en apprenant aux gens à s’aimer via mes post, j’apprenais moi même. Aujourd’hui je suis sûre de moi, de ce que je suis. Des événements extérieurs auraient pu ébranler ma confiance mais non, c’est comme ça que je sais que je suis à ma place et que je m’y sens bien.

Crédits photo JF Chavanne

Tu parlais du syndrome de l’imposteur, il t’arrive encore de ressentir ce sentiment ? Comment l’expliques-tu ?

En fait je le ressentais encore il y a quelques semaines, j’en ai beaucoup parlé avec Lisa de HappyFit et puis dernièrement on m’a dit que j’avais de la chance d’écrire un livre, et ça m’a piqué, je me suis dit Non j’ai pas de la chance, personne ne l’a écrit à ma place, personne n’a passé des heures sur son pc à ma place, personne n’a passé une partie de ses vacances sur le pc à part moi, alors non je n’ai pas de la chance, je le mérite. C’est toujours bizarre à dire comme si dans notre société c’est mal d’être fière de soi et de notre travail, dommage.

Ton mari semble faire partie de l’aventure, c’est même lui qui t’a donné envie de courir n’est-ce pas ? Le sport, le yoga, c’est à deux ?

Il a été l’élément déclencheur c’est en voulant passer du temps avec lui que je me suis mise à courir, depuis on fait du sport ensemble, bon c’est temps si il va trop vite pour moi avec ses prepa triathlon et je pense aussi que je ne suis plus femme de sportif mais sportive alors je fais mes séances seules, je m’emancipe sportivement.

D’ailleurs, parlons yoga, tu en fais… qu’est-ce que ça t’apporte ? Est-ce que le yoga a sa place dans le body positive, est-ce que tu penses que ca apporte quelque  chose au mouvement ?

Ça m’apporte la souplesse que je n’ai pas, mais aussi pour moi c’est l’occasion de me poser, même dans des séances plus punchy le yoga reste quelque chose de très centré, et j’ai vraiment le sentiment de me centré sur moi et mes sensations quand j’en fais. Et c’est d’ailleurs la dessus que je le lierai au bopo car apprendre à écouter son corps c’est aussi le comprendre et ainsi l’accepter.

Penses-tu qu’il faut avoir un poids particulier, ou une taille de vêtements particulière pour faire partie du mouvement body positive ? On peut s’identifier à ton livre qu’on fasse un 36 ou un 44 ?

C’est ce que je veux, pour moi mon livre touche tout le monde peut importe la taille, car pour moi le bopo est un mouvement universelle car il n’y a pas de taille minimum ou maximum pour avoir des complexes et avoir envie de s’en défaire.

Je dis souvent que le bopo c’est assez simple : positiver son corps

À quel moment on parle taille ? Couleur ? Critère ? Venez comme vous êtes et apprenez à vous aimer ainsi.
dav

1 réflexion sur “Interview avec Ely Killeuse – Yasmine et le Body Positive”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *