Comment la méditation booste notre productivité

Beaucoup d’entre nous aimeraient avoir une heure de plus dans leur journée. Et personne ne peinerait à savoir avec quoi la remplir !

Nous avons des tas d’envies, des tas de choses que nous aimerions faire « si seulement nous en avions le temps ».

Et ces souhaits se heurtent toujours à une réalité incontournable : nos journées font bel et bien 24h, pas plus.

Ce n’est donc pas là qu’il faut chercher, la solution ne viendra pas de « comment rajouter une heure à sa journée » mais de « comment faire de la place dans nos 24h bien remplies ».

Et rassurez-vous, ça, c’est beaucoup plus simple que ça en a l’air !

Nous allons voir que pour ce faire, nous devons affronter deux ennemis bien distincts, et qu’ils ont tous les deux le même point faible !

Mais avant de les étudier de près et pour voir comment les vaincre, plaçons un peu de contexte !

Le temps, le grand maître de la relativité

Einstein disait : « Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez-vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça la relativité. »

Tous les matins, je prépare mon café avec une cafetière à piston.

Je mets mon café, j’ajoute mon eau chaude, et je laisse infuser 4 minutes.

4 minutes, ce n’est pas long, ça ne me laisse pas le temps d’aller faire quelque chose de concret. Alors j’attends, en stand-by.

Je fais de petites choses en attendant. Je vais rincer mes graines germées, et puis je reviens devant ma cafetière et mon chrono : encore 3 minutes 30…

J’égoutte mes légumes secs que j’ai fait tremper la nuit, je les prépare en vue de la cuisson pour midi puis je reviens devant ma cafetière et mon chrono : encore 2 minutes 45…

Je range une casserole et une poêle qui ont séché pendant la nuit, et je reviens devant ma cafetière et mon chrono : encore 1 minute 50…

Le temps me parait long, je veux que mon café coule et que je puisse passer à la suite. Aller le boire avec un bouquin au soleil ou en écrivant quelques lignes sur mon carnet…

Ces 4 minutes ont passé lentement. J’ai « vu le temps passer ».

Maintenant, si je fais la même chose, que je mets mon café, que j’ajoute mon eau, que je lance mon chrono de 4 minutes et que cette fois, pour patienter, je lance Instagram pour la première fois de la journée, il ne se passe pas tout à fait la même chose.

J’ai les nouvelles publications de toutes les personnes que je suis qui m’attendent, quelques messages, les stories toutes fraiches des comptes que j’adore…

J’enchaine quelques posts, je commente la publication d’un ami, je regarde sa sto… et boum ! Le chrono sonne.

J’ai encore quelques publications à voir pour avoir fait le tour, mais si je laisse le café dans ma cafetière, je vais me retrouver avec un breuvage à même de me faire tirer la grimace…

Le temps est passé à toute vitesse !

On comprend très bien par soi-même dans de pareils cas que le temps est relatif. Et grâce à cela, nous allons pouvoir dénicher des créneaux où le temps passe très vite sans pour autant que nous en ayons fait un usage déterminent.

Nous allons les dénicher et surtout, nous allons nous en prémunir !

La procrastination, le bourreau de la productivité

Le voilà, notre premier ennemi. Et il a déjà fait l’objet d’un article et d’un épisode du podcast.

A ces occasions, on voyait ensemble que la procrastination, pour s’en protéger, il fallait d’abord bien la comprendre. Il faut savoir ce que c’est et comment ça fonctionne.

Concrètement, tout part de notre cerveau et de son objectif de survie actif en permanence.

Lorsque nous sommes dans une situation sûre (dans le sens « sans danger ») et que nous devons la modifier en démarrant une nouvelle activité par exemple, il va considérer tout changement potentiel comme étant à même de remettre en question cette sécurité.

Il va créer ce qu’on appelle de la résistance et trouver des subterfuges pour nous faire éviter cette nouvelle activité.

Cela peut prendre l’apparence de distractions, comme l’envie soudaine de faire autre chose (c’est là qu’on se retrouve sur YouTube alors que nous devions faire le ménage par exemple), ou encore une flemme intense qui nous empêchera de concrètement passer à l’action.

Et là, notre productivité vole en éclats. Rien ne servirait de rajouter une heure, nous la perdrions avec le même mécanisme.

Nous ne rajouterions pas une heure pour faire tout ce que nous avons envie de faire, nous rajouterions une heure d’Instagram et de Netflix.

L’article « Procrastination, 4 méthodes pour en sortir » contient donc des pistes pour couper court à ce gouffre de temps perdu et regagner le contrôle de notre planning.

Et dans celui d’aujourd’hui, nous allons voir pourquoi la méditation est une de nos meilleures armes face à la procrastination, et pourquoi elle est aussi efficace contre notre deuxième ennemi : la distraction !

productivité

La distraction, le signal d’alarme

Il y a deux types de distractions bien distincts : la distraction interne et externe.

Si vous êtes en train de lire et que quelqu’un vient vous parler, c’est une distraction externe. Elle ne dépend pas de vous et si effectivement, votre productivité en dépend, la méditation n’aura rien à vous offrir ici.

En revanche, si vous pendant votre lecture, vous sortez votre téléphone pour faire défiler votre feed Instagram, c’est une distraction internet et là, la méditation va jouer les piliers de votre arsenal.

Pourquoi ? Parce que ces distractions, elles témoignent d’une chose dans la plupart des cas : votre situation actuelle ne vous est pas pleinement confortable, vous penchez du côté de la recherche de récompense, et votre téléphone vient vous l’apporter. Il vous sort de cette insatisfaction.

Concrètement, quelque chose vous déplait, et vous utilisez cette distraction pour fuir.

Pensez à toutes ces après-midis creuses où vous aviez quelque chose à faire au travail ou à la maison, qu’il vous fallait fournir un effort pour vous concentrer ou vous motiver, et où il n’y avait rien à faire, vous vous retrouviez à parler avec un collègue, à surfer sur le net, à jouer sur votre smartphone, bref, à vous laisser distraire à répétition.

La méditation, l’outil qui nous rend productif

En étant beaucoup mieux armé face à la procrastination et la distraction, nous allons donc booster notre productivité comme jamais.

Nous n’allons pas trouver du temps en plus, nous allons moins en perdre.

De même que nous n’allons pas vraiment avoir une arme pour lutter férocement, nous n’allons tout simplement plus nous retrouver à procrastiner ou à nous laisser distraire.

Alors, de prime abord, on pourrait se dire : « qu’est-ce que vient faire la méditation dans cette histoire ? Nous sentir plus zen ne va pas forcément nous amener à être des as de la to do list ?! Si ? »

Et bien si ! La méditation va réellement avoir un impact sur notre productivité.

méditation

Une question de taille de cerveau ?!

Nous le savons aujourd’hui, il existe un lien entre la difficulté à passer à l’action et le volume de l’amygdale, une partie du cerveau impliquée dans notre instinct de survie.

Les études le montrent, plus la personne peinent à passer à l’action, plus son amygdale est volumineuse.

On peut se le représenter facilement ainsi : puisque nous avons vu que la résistance, le phénomène déclenché par le cerveau pour que nous ne passions pas à l’action, est lié au fait que sa priorité absolue à chaque instant reste la survie au point que selon lui, chaque changement est à même de la remettre en question, plus l’amygdale est grande, plus l’instinct de survie est puissant et donc plus le cerveau refuse le changement.

Si ce raisonnement est un peu facile et plutôt approximatif, il y a tout de même une certitude avec notre cerveau : ce dernier est plastique !

Cela veut dire qu’il évolue, qu’il change, qu’il s’adapte à ce que l’on fait, qu’il se spécialise.

Donc rien n’est fixe ! Si vous faites partie des personnes dont l’amygdale est plus volumineuse que la normale et qui donc, sont plus sujettes à la procrastination, ce n’est pas une fatalité.

Une étude menée sur deux mois à montré que la pratique de la méditation avait provoqué un rétrécissement de l’amygdale et même un renforcement du cortex préfrontal ! Une aubaine puisque cette partie du cerveau est derrière notre logique, notre rationalité mais surtout, derrière notre prise de décision et la gestion des tâches dans le temps !

La sérénité pour réduire l’inconfort

Nous l’avons vu, la distraction, quand elle vient de nous, traduit une insatisfaction. Il y a une gêne, ce que nous faisons ou ce que nous ressentons ne nous plait pas, alors la distraction vient remplacer l’ennui ou encore la frustration par une recherche directe de plaisir.

La méditation nous offrant plus de recul sur notre journée, sur les grands pourquoi des différentes tâches qui vont la remplir et sur notre faculté à apprécier le présent, à nous détacher des pensées parasites et donc à augmenter notre niveau de quiétude sur le moment, nous allons grandement réduire les départs de distraction.

La voie est toute tracée ! La pratique quotidienne de la méditation, même courte, va influer une dynamique salvatrice à notre organisme, amenant d’une part notre cerveau à modifier ses connexions en faveur du passage à l’action, et favorisant d’autre part la sérénité nécessaire à l’arrêt des distractions à tout va.

Voilà comment 10 minutes par jour peuvent complètement changer la structure de votre journée et la finalité de votre semaine !