Apaiser son hangover des fêtes de fin d’année

Nous y voilà, les fêtes de fin d’année et leur lot de petites exceptions, les repas marathons et les retrouvailles en famille. Un break hivernal aux notes alcoolisées si traditionnel qu’il fait même office d’entorse incontournable chez les buveurs occasionnels.

Et si l’écart est ponctuel, il n’est pas sans laisser de traces aux lendemains des premiers jours de l’année et s’accompagnent bien souvent de la non moins traditionnelle gueule de bois.
Fatigue, maux de tête, estomac barbouillé, ces symptômes classiques sont coriaces et parfaitement logiques mais pas nécessairement inflexibles. S’il faudra quoi qu’il arrive prendre son mal en patience, certains remèdes sont très efficaces pour diminuer l’inconfort et adoucir ces matins difficiles.

Nous avons regroupé ici les 4 plus importants, et nous en avons profité pour, comme à notre habitude, regarder de plus près l’organisme et son fonctionnement. Zoom sur la gueule de bois donc, et les meilleures astuces pour des lendemains plus doux.

1 – S’hydrater, beaucoup et régulièrement

Le gros de la gueule de bois est dû au fait que l’alcool déshydrate. On peut donc commencer par boire de l’eau régulièrement sur la journée en se servant pourquoi pas de bouteilles pour quantifier.

En effet, avec les premiers verres d’alcool se produit un phénomène très complexe à gérer pour l’organisme : l’arrêt de la sécrétion de vasopressine. Cette hormone nous aide à réutiliser l’eau après les opérations de filtrage des reins et son absence va de ce fait provoquer une déshydratation relativement franche.

En conséquence, l’organisme va aller puiser là où il le peut, et comme dans ce genre de situation extrême, il va malheureusement puiser là où il ne devrait pas faute de mieux. Dans notre cas, il va dévoyer l’eau de cellules du cerveau, les amenant à se déformer et provoquer les maux de tête symptomatiques de la gueule de bois.

2) Dormir autant que possible

L’alcool est un puissant sédatif, il « éteint » le cerveau. Chaque partie du cerveau va donc tirer les rideaux les unes après les autres, à commencer par le cortex préfrontal. Derrière notre rationalité et notre logique, sa mise hors tension va provoquer ces comportements plus ou moins absurdes que l’on a généralement du mal à expliquer le lendemain.

Comme le sommeil est un des états les plus actifs du cerveau, une nuit alcoolisée avec un cerveau en off n’a donc rien de réparateur. L’énorme travail de maintenance et de gestion des différents mécanismes de l’organisme n’a tout simplement pas eu lieu et c’est le corps tout entier qui est à la peine. Comme le dit très bien Etienne Klein : « ce n’est pas parce qu’après la pluie, il y a des grenouilles, qu’il a plu des grenouilles ». Et bien de la même manière, ce n’est pas parce que nous fermons les yeux et que nous les rouvrons plusieurs heures après que nous avons « dormi ».

De ce fait le corps est dans un déficit de sommeil sévère. Déficit qu’il ne sera malheureusement pas possible de combler (le sommeil ne fonctionnant pas comme un compte bancaire, il n’y a pas d’emprunt/remboursement), mais auquel il faut tout de même répondre par du repos. Des siestes entrecoupées de verres d’eau à l’air frais feront le plus grand bien.

3) Boire de l’argile

Parmi les grandes œuvres du sommeil, nous avons un gros (gros) travail de maintenance de l’organisme. Un nettoyage profond des déchets engrangés dans la journée via le fonctionnement des organes et les différents mécanismes du corps qui se retrouve donc lacunaire avec notre « faux sommeil ».

Il faut en conséquence gérer cet encrassement qui ne sera pas sans se traduire par des symptômes tels que maux de tête et fatigue, et auquel s’ajoute, qui plus est, un lot plus ou moins néfaste de substances contenues dans les différentes boissons alcoolisées.

En effet, des « déchets » apparaissent au cours du processus de fabrication, propres à chaque « type » de boisson, et si certains ne sont pas extrêmement nocifs de prime abord, d’autres en revanche présentent un challenge autrement plus conséquent pour l’organisme. C’est par exemple le cas de l’acétone, une substance hautement toxique qui sert entre autre de solvant dans l’industrie (on s’en sert pour diluer la peinture ou encore obtenir l’effet du vernis à ongles).

Cette toxicité n’est pas sans se faire sentir et va largement soutenir les symptômes caractéristiques de la gueule de bois comme une fatigue intense ou des nausées conséquentes.
Et l’argile ? Elle va tout simplement agir comme anti-poison. Utilisée de manière endogène (ingérée), elle permet d’absorber les substances toxiques et de les neutraliser, même si celles-ci sont déjà passées dans le sang ! On parle de dialyse intestinale, un phénomène bluffant de plus au compteur de l’argile dont l’intérêt et les mécanismes sont parfaitement bien expliqué par Adrien Ruet, naturopathe à la tête de l’excellent site Juste Naturo (son dossier complet sur l’argileson interview de Jade Allegre, spécialiste de l’argile)

Côté pratique, vous pouvez diluer 10g d’argile dans un grand verre d’eau la veille puis mélanger à l’aide d’une cuillère en bois ou d’une baguette au matin et boire votre eau argilée au réveil.

4) Boire du bicarbonate de soude

De loin le meilleur allié de votre estomac, le bicarbonate va neutraliser l’excès d’acidité et apaiser ponctuellement vos brûlures. Une cuillère à café diluée dans un verre d’eau bu lentement vous fera le plus grand bien, et fera surtout effet très rapidement.

Attention à ne pas tomber dans le piège : au-delà de deux fois par jour, vous vous ferez plus de mal de que de bien. Laissez le bicarbonate agir et continuez de vous hydrater, prenez votre mal en patience.

Enfin…

Au delà de ces astuces, pensez à prendre votre temps et si votre le permet, n’hésitez pas à vous lancer tranquillement sur nos cours pour les matins difficiles.

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